|
|
|
Petite introductionAjouté le 4/7/2009
Bienvenue sur mon Legacy Challenge !
Oyez oyez bonnes gens !
En les Sabba effrénés, vous trouverez des arrivistes avérés, des romances sermonnées et des stratèges pragmatiques. Le tout en plusieurs saisons de bulles de savon. Tout commence en l’an de grâce XX08, avec une jolie fille, mais pas forcément des plus futées. Je vous présente donc Bérénice :
Bérénice aime les froufrous de la dentelle, les prés verts, et les pique-niques d’été. Elle recherche des ho… heu un homme, un hum, donc un homme qui saura respecter son indépendance et la vénérer comme une déesse de la forêt. Pour cela, elle a accepté courageusement de participer à un Legacy Challenge !
Pour les habitués des Sims, vous vous dites : « Quoi, les Sims 2 alors qu’on est à l’ère des 3 ?! ». Et bien j’ai commencé ce challenge il y a six mois, et je veux quand même le publier. Quand il y aura plus de téléchargements intéressants pour les 3, et surtout quand ce défi sera terminé, il sera toujours temps que je passe à la relève du jeu. Sinon, voici donc les détails techniques. Je joue un Legacy Challenge, un défi qui grosso modo consiste à créer un Sim, l’installer sur le terrain le plus grand (6*5 pour moi donc), et le faire survivre du mieux qu’il peut, sans la moindre triche autorisée. On poursuit la lignée sur 10 générations et l’héritier ou l’héritière ne peut épouser que des Sims créés par le jeu (townies ou NPC). Les Sims pré-créés par Maxis sont interdits pour l’héritier/ère aussi. Face à la mocheté absolue des éternels premiers citadins, et ma lassitude à voir leur tronche, j’ai généré de nouveaux townies. Je ne vous garantis pas qu’ils sont tous beaux, loin de là ! Mais au moins ils ont pour moi le charme de la nouveauté. J’ai démarré avec le jeu de base et les extensions jusqu’à Au Fil des Saisons. Alors que la 3ème génération était maîtresse de la maison, j’ai installé Bon Voyage et Quartier Libre. Appartements vint lors de la 7ème génération. A part raconter leurs aventures sous forme de feuilleton, je ne me suis pas imposée de contrainte autre que le challenge de base. Pas de difficulté à trouver un emploi, pas d’obligation à ce que ce soit absolument un ou une héritier(ère) (femmes et hommes s’alternent régulièrement). Par contre, n’ayez crainte, ils ont tous connu leur lot de vie amère, afin d’alimenter l’histoire sadique que je voulais avoir. Ils m’ont bien aidée pour la plupart d’ailleurs, ayant des histoires singulières et des envies bien particulières.
Bérénice va débuter le bal…
Tags : Catégorie : 0. Présentation | Commentaires (1) | Ecrire un commentaire |Liste des épisodesAjouté le 4/7/2009 Parce que c'est quand même plus pratique, voici une liste des épisodes du Savon des Sabba.
Saison 1 (Bérénice) 1.1 Bérénice découvre la réalité
Bien sûr, cet article évoluera au cours des ajouts... Tags : Catégorie : 0. Présentation | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |Bérénice découvre la réalitéAjouté le 4/7/2009 Bérénice était née pour être elfe. De longs cheveux soyeux et roux, une peau laiteuse, de grands yeux prairie, et bien sûr, les inévitables oreilles pointues. Elle était faite pour jouer à WoW, ou autre jeu obscur de combat en réseau. Elle aurait fait battre les cœurs des hommes qui ne l’auraient incarnée que pour satisfaire leurs fantasmes fantastiques. Mais Bérénice n’était pas intéressée par ce genre de jeux. Alors elle s’enfuit loin de ses créateurs. Elle traversa des mondes étranges avec des héros en kilt, des batailles spatiales et autres monstres de poche. Bérénice continuait son chemin, ne se reconnaissant dans aucun de ces mondes épars. Elle finit par atterrir chez Maxis. Elle ne savait pas bien ce que cela représentait mais l’univers fort différent attisait ses sens pixellisés. On lui offrit un contrat qu’elle accepta sans trop le lire. C’était un Legacy Challenge apprit-elle, où on lui offrait un terrain gigantesque dans lequel elle vivrait comme elle l’entendrait. Elle devait juste le léguer à ses héritiers pour au minimum 10 générations. La génération qui s’y refuserait se retrouverait à jouer dans Guild Wars. Mais Bérénice n’avait aucun doute que quelqu’un issu d’elle puisse rêver d’une aussi tragique destinée. Elle signa donc les yeux fermés et se rendit à l’adresse ip indiquée. C’est ainsi que Bérénice rentra dans ma vie, suite à un malentendu ludique. Elle ne savait pas qu’elle était devenue un Sim dans un challenge parfois sadique, et que sa vie risquait alors fort de ne pas être le rêve qu’elle désirait. Ce fut pourtant un coup de foudre quand je la vis dans sa petite robe verte. Elle était si ravissante, avec ses grands yeux émerveillés. Elle respirait la fraîcheur dans mon quartier renouvelé. Je me jurai de l’installer au mieux. A moins que les aléas de la vie…
31 août XX08
J’étais si impatiente ! Alors que le taxi m’approchait vers le lieu où je vivrais désormais, je regardais par la fenêtre. Les champs verts de blé se courbaient sous le vent, et la nature vierge de bâtiments se vallonnait légèrement. « N’vous en faîtes pas !, m’expliquait le chauffeur, c’est un quartier en plein développement. Pour le moment il n’y a pas grand monde qui vit par là mais ça va vite se peupler, pour sûr. Ca deviendra une chouette p’tite banlieue bourgeoise. Et puis l’centre-ville, l’est pas loin. Pour toutes ces p’tites choses qu’les femmes elles aiment bien, ça s’ra pratique vous verrez » Le nez collé sur la vitre, je n’écoutais pas trop ses propos, quand bien même j’appréciais sa courtoisie. Mes pensées vagabondaient vers mon nouvel avenir. Libre, j’étais libre ! Je pouvais faire ce que je voulais ! Plus jamais je n’aurai à enfiler une robe trop légère pour le regard lubrique d’une bête derrière son écran. Je respirais à pleins poumons cette idée merveilleuse et m’y droguais. L’expérience se transforma en mauvais trip à peine sortie du taxi. « Ca y est, vous y êtes ! Bonne chance ! », me lança le chauffeur en posant ma valise. Et moi, je fixais le vide du terrain. Mais où était la maison ? Je ne demandais pas un 4 étoiles, mais au moins, un lit, une cuisine et une salle de bains. Allez même un clic-clac aurait fait l’affaire. « Excusez-moi… » demandai-je en me retournant. Je ne pus terminer ma phrase, le chauffeur était déjà remonté, et repartait plus vite qu’il n’était venu. Je revenais au spectacle navrant de ce terrain vague. Je fouillais dans ma valise et en tirais le catalogue d’ameublement fourni. Les prix proposés me consternèrent. Je ne pouvais pas me payer un lit et une douche si je voulais au moins une cuisine sans mur et des toilettes. Le lit l’emporta. J’en frémis d’horreur d’écrire ça. Le livreur arriva en me conjurant de lui prendre une bibliothèque. Ce budget supplémentaire m’ôtait mon lit. Face à mes refus, il m’expliqua. « Achetez-la, sortez-en un bouquin, et dites que finalement vous n’en voulez pas. Mes patrons verront jamais que le bouquin a disparu, la littérature c’est pas leur truc, je mettrai un annuaire à la place et ils ne verront même pas. – Et je dois vraiment faire tout ça ? – Bienvenue dans le monde des Sims ! » Le pire est que son petit manège a fonctionné. J’ai une sorte d’encyclopédie, avec une partie cuisine, une partie mécanique, et une nettoyage. Il y a même des contes pour enfants. Je n’avais jamais vu un livre pareil avant. Mais bon, je commence à comprendre que ce monde est bien différent de celui que je connaissais, et je me demande si j’y suis si bien préparée.
Une bonne chose c’est que je ne suis pas seule à vivre par là. Mes voisins sont venus me saluer. Certes ils ont dû bien marcher, je n’ai pas vu une seule maison en arrivant, mais il doit y avoir une partie que je n’ai pas encore découverte, car ils étaient là, tous les trois, droits debout dans leurs tenues horribles. Il y avait Edouard, beau gars dans un kilt mal ajusté, et Boris, joli garçon aux yeux bridés. Ah et il y avait aussi une petite ado dont j’ai oublié le nom. Je leur ai servi des sandwichs vite faits mal faits, mais ils avaient l’air tous satisfaits alors que nous pique-niquions sous un ciel sans nuages. Je prie pour que la météo ne change pas. L’été touche à sa fin et je n’ai pas de toit, pas même un mur.
Boris m’a conseillé de prendre un emploi dans le journal, le mieux payé. Moi qui rêve de devenir un David Bowie au féminin, me voilà engagée dans la fonction publique. Je suis surveillante de récréation, qui l’eût cru ? Edouard m’a consolée : « Ma pionne était la fille la plus sexy de l’univers, elle a causé bien des émois aux pères venant chercher leurs enfants. » Il souriait avec une petite moue langoureuse au coin de la lèvre, c’était troublant. Boris eut une petite toux d’insatisfaction. « C’est surtout un métier stable qui t’offre de merveilleuses possibilités de développement. Tu peux devenir institutrice, puis professeur au collège, en lycée, en université, et qui sait, peut-être devenir ministre de l’éducation ?, argumenta-t-il. – Il ne faut rien connaître à l’éducation pour en devenir ministre », rit Edouard en ne me quittant pas des yeux. Il les avait grands et verts, avec une lueur qui me déstabilisait. Boris se renfrogna. Il marmonna des choses sur la politique et prit congé en me tendant sa carte de visite. La gamine prit congé peu après, c’était l’heure de son petit job. « Ne restent que toi et moi », souligna Edouard alors que je jetais les assiettes en carton dans la poubelle. Je rougissais. Mon minable étalage d’affaires m’arracha à des pensées plus tendres. Si je voulais espérer progresser quelque peu, oh pas jusqu’au ministère, je devais étudier la science de ce monde nouveau. Je dis donc au revoir à Edouard qui partit après un baiser aguicheur à la frontière de la joue et des lèvres. Je hais mon encyclopédie et celui qui me l’a offerte.
03 septembre XX08 J’ai progressé dans mon job, je suis institutrice remplaçante. Ce n’est pas grand-chose mais ça m’a permis de presque fermer ma mini-maison. Et oui j’ai fait construire quelques murs, mais je n’ai toujours pas assez pour faire ne serait-ce qu’une seule pièce. Qu’importe, j’ai une douche ! En ouvrant mon encyclopédie je suis tombée sur la carte de Boris. J’ai alors réalisé deux choses. Je n’ai pas de téléphone et je n’ai pas le numéro d’Edouard. La première chose étant remédiable facilement, j’ai refusé un nouveau pan de mur et ai choisi le téléphone à la place. Quant à la seconde chose, qu’il aille au diable cet abruti ! J’ai étrenné mon téléphone, ai pris ma voix langoureuse, et ai invité Boris à un magnifique rendez-vous. Il arriva dans l’heure, le cheveu propre, l’œil intrigué et des chocolats à la main. Je l’accueillis avec mon plus beau sourire et une moue aguicheuse. Il s’installa sur une des chaises en plastique et opina devant les débuts de mur. « Voilà qui fait plaisir à voir, tu commences à t’installer », commenta-t-il. Je riais en lui offrant un sandwich. Je lui parlais de mes progrès et de mes espoirs de prendre la place de ma collègue qui prenait sa retraite. Il approuva : « C’est comme ça qu’on fait dans le monde des Sims, on apprend à vider les pots de peinture et on se retrouve doyen d’université en deux trois mouvements.
– Je suis moi une pourfendeuse de sorts, la peinture c’est magique. – Tu as des pensées étranges », s’étonna-t-il en me fixant bizarrement. Je me contentais d’hocher la tête en souriant. Cela le conforta dans son opinion de mâle protecteur. Je me décidai à le flatter : « Je suis sûre que tu es plein de bons conseils pour mieux m’aider à appréhender ce monde » Je l’écoutais se vanter en notant au passage quelques bons tuyaux auxquels je n’aurais jamais pensé (qui eût cru que les aliens pouvaient vous enlever si vous regardiez dans un télescope ? Ou qu’un miroir augmentait le charisme ?). Il se sentit assez en confiance pour poser sa tête sur mon épaule en murmurant : « Tu es peut-être étrange, mais tu es la plus belle fille de ce quartier ».
Sentant mon emprise enfin se refermer, je tournais mes lèvres vers son visage, les faisant glisser sur les siennes. Il serra mes mains et je compris que je n’avais qu’à insister pour qu’il soit défait. Je jouais les apeurées enamourées. A la fin du rendez-vous, j’étais enfin comblée.
Le lendemain, il revint discrètement m’offrir des fleurs et un flipper. Je haussai les sourcils devant l’objet mais il se révéla finalement bien pratique pour me distraire après une journée de travail. Je pus étudier mon manuel de nettoyage et obtins le poste de ma collègue retraitée. J’avais enfin une petite pièce à moi. Vous voulez que je vous dise ? Ce n’est pas trop tôt, j’ai peur d’être enceinte.
Tags : Catégorie : 1. Bérénice | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire | |
| Créer un blog | Contacter l'auteur |
|